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Le goût du ciel

Un beau voyage

Combien de temps à duré mon transport de chez-moi jusqu’à l’hôpital? Je ne saurais dire. Par contre, je sais que j’ai fais un très long voyage intérieur…

Je me suis senti happé par la présence. Celle qui englobe tout! Mon esprit, mon corps, mes émotions, tout y était, et je me suis senti très bien, très très bien!

Étrangement je n’avais plus mal, je n’avais aucune peur, je me sentais en sécurité. Plus rien à faire, plus rien à dire, tout était réglé.

J’ai tout abandonné

Pendant cet instant, j’ai lâché et je me suis laissé être. Avec toutes mes peines que je porte depuis toujours, mes incertitudes, mes combats.

Mais qu’est-ce que je combats tant? Je ne suis pas une guerrière. Comment atteindre la lumière avec des armes accrochées aux poings et au cœur?

Alors je me suis abandonné, j’ai laissé aller… on s’occupait de moi, on prenait soin de moi… je n’avais plus besoin d’être forte, solide , en charge. Je n’avais qu’à me laisser porter.

Et maintenant?

Ce n’était pas la première fois que je vivais cet espèce d’épiphanie. Je dirais trois fois en tout depuis mon enfance.

Rien de mystique pourtant! Juste un sentiment de grande paix intérieure, résultant d’être pleinement consciente.

Alors j’ai décidé de m’y mettre sérieusement.

Tout ce que j’ai à faire, c’est de me ramener dans le présent en bloquant les pensées qui papillonnent autour de mon aura de façon constante.

Pratiquer la présence, l’accueillir, lui faire de la place. À coups de quelques petites minutes chaque matin. À petites doses, par petites touches, j’y arrive.

Ma vie raccourcit , comme ces belles journées à la fin de l’été. Le temps s’accélère et me presse de vivre. Alors je prends ma sérénité en main.

Le plus difficile pour moi, c’est de bloquer les pensées négatives, je dois travailler fort. Mais au lieu de combattre, maintenant, je les accepte et elles disparaissent plus rapidement. En tout cas j’essaie le plus souvent possible.

Mais comme je fais partie de la race humaine, je m’oublie et je laisse trop souvent les idées noires prendre possession de mon esprit.

Mais je me ramène avec douceur, je mérite de prendre soin de moi, de faire attention à moi, bref de m’aimer.

Pour y arriver, je retourne dans mon ambulance, et je me laisse bercer. Je redonne à mon esprit le sentiment de plénitude et de lâcher prise.

Le moyen de transport n’est pas important, la longueur du voyage non plus, ce qui compte au fond, c’est d’arrêter le temps, le fixer ici et maintenant.

Ce matin je suis présente et sereine 🙂

Manou 🌹

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